Gérer un conflit, ce n’est pas raser les murs

Dynamitetemps de lecture (à voix haute) : 2 min. 55 sec.

Vous avez l’impression que Sylvain vous évite, en ce moment… Pas plus tard que ce matin : à peine vous arrivez à la machine à café qu’il s’éclipse, qu’il s’écrie soudain qu’il a un mail urgent à envoyer, interrompant brusquement le récit pourtant épique qu’il faisait de son altercation avec son escroc de garagiste samedi matin. Y-a-t-il un rapport avec la façon dont vous lui avez cloué le bec lundi dernier, alors qu’il semblait prendre plaisir à mettre du sel, la bouche en cœur, sur la plaie de vos « mauvais » chiffres de septembre ? Parce que ça fait une petite semaine que ça dure.

Au fond, vous l’aimez bien, Sylvain, même si parfois il est un peu trop donneur de leçons. Et puis vous faites équipe depuis 4 ans. Lorsqu’il s’agit de répondre à un appel d’offre compliqué, c’est sur lui que vous pouvez compter pour faire des budgets détaillés. Si vous deviez vous débrouiller tout seul, ça serait une autre affaire…

Voilà ce qu’on appelle un conflit larvé, n’est-ce pas ? Et ce qui ne manquera pas de se produire, c’est que la tension monte, que le non-dit s’installe durablement jusqu’au point où vous ne saurez plus vraiment comment les choses en sont arrivées là (déjà au stade actuel, vous ne le savez pas !). Et dans quelques mois, l’un des deux fera une grosse vacherie à l’autre. Vachement intelligent !

Pour éviter l’escalade, il va vous falloir un tout petit peu de courage et beaucoup de bon sens. En fait, vous allez devoir parler avec lui, en gardant en tête 3 idées simples :

1 – Il n’est pas comme vous
Et c’est tant mieux. Il a des défauts et des qualités, comme vous, mais ce ne sont pas les mêmes et c’est bien ce qui fait l’intérêt de collaborer avec lui. Et surtout, c’est un fait auquel vous ne pouvez rien changer. Donc partez du principe que ce n’est pas plus lui que vous qui pose problème, mais simplement le fait que vous soyez différents.

2 – Vous avez un objectif commun…
Puisque vous collaborez dans la même entreprise ! Et si l’objectif commun n’est plus très clair, c’est le moment de le raviver. Il n’y a aucune raison pour que vous n’y parveniez pas. Focalisez-vous sur les faits, pas sur les sentiments.

3 – Il a raison
C’est à dire qu’il raisonne. Et que cela vous plaise ou non, son raisonnement doit être entendu. Cela ne signifie pas que vous deviez être d’accord avec lui, mais vous devez écouter et respecter ce qu’il dit. Sinon, il ne respectera pas ce que vous lui dites. Et vous n’avancerez pas. Oui, c’est difficile, parce qu’il va vous énerver, Sylvain, mais si vous demeurez factuel, vos émotions ne viendront pas jouer les trouble-fêtes.

Maintenant que vous avez les bonnes idées en tête, vous pouvez y aller : trouvez un moment tranquille, un lieu neutre, et proposez-lui d’échanger. Ne lui parlez de lui, mais de vous. Il y aura quelques virages un peu serrés, mais vous verrez, au fond, tout ira bien et vous en sortirez tous les deux gagnants !

Bien sûr, si c’est vous le patron, il y a une approche bien plus directe pour régler ce genre de petite tracasserie. Mais seulement si c’est vous le patron :

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